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Les 3 clés d’une bonne collaboration startups -freelances

Le 17 avril 2019, par Anaëlle Gautier

Cet article a été initialement publié sur Medium le 15 février 2018.

Dans le cadre de Révolution Freelance, nous avons organisé un meetup le mois dernier chez Malt. Le thème ? “Les clés d’une bonne collaboration entre startups et freelances”.

Pour en discuter, nous avons invité Alexandre Dana, CEO de LiveMentorLaura Ciriani, freelance en communication, François Vasnier, data scientist freelance et ex-CTO de PopchefVincent Pochet, développeur freelance et Steve Anavi, président de Qonto.

La morale en une phrase ?

“ Pour que cela fonctionne entre une startup et un freelance, c’est comme une relation amoureuse : ce qui compte, c’est de trouver la bonne personne !  ”

Steve Anavi, président de Qonto

1 / Freelances, valorisez-vous !

Soyez structurés

Comme pour un entretien d’embauche classique, il est rare d’avoir une deuxième chance de faire bonne impression ! La structuration de vos réponses est primordiale pour donner envie aux startups de travailler avec vous.

Chez Qonto par exemple, nous ne travaillons qu’avec des freelances qui sont très cadrés, clairs et précis. De même pour Alexandre, de LiveMentor, qui ne veut pas faire des allers-retours sans fin avec un freelance pour le cadrage du projet.

Ne fixez pas un prix trop bas

La difficulté lorsqu’on est freelance, c’est qu’il n’y a pas de prix de marché. Peut-être qu’au début de votre activité, vous vous disiez que vous aviez déjà beaucoup de chance d’avoir un client qui vous faisait confiance, et que vous n’alliez donc pas en plus être trop cher.

Résultat : vous vivez difficilement de votre activité. C’est ce type de situation qu’Alexandre a rencontré lorsqu’il cherchait un comptable freelance par exemple.

“Lors de ma recherche, l’une des freelances avait un tarif journalier à 50€/jour. Je l’ai rencontrée et lui ai dit que nous allions travailler ensemble, mais à 300€/jour et non pas 50 ! Elle se sous-vendait totalement et de ce fait ne vivait pas de son activité.”

Il ne faut pas oublier que lorsque vous êtes freelance, vous êtes à la fois expert dans votre métier, mais aussi directeur financier et directeur commercial : il est incontournable de savoir valoriser vos compétences au prix qu’elles méritent !

Et n’oubliez pas : ce qui compte, c’est la valeur du problème pour votre client, pas la perception que vous en avez.

Dites non !

Cela va peut-être vous sembler contre-intuitif parce qu’il vous faut des clients pour vivre correctement mais … il est tout à fait légitime de dire non à un client que vous ne “sentez” pas !

“Mieux vaut pas de mission qu’une mauvaise mission !

Si vous ne sentez pas un client, que vous avez des doutes sur sa capacité à payer, fuyez !”

François Vasnier, freelance

Votre première liberté en étant freelance, c’est de pouvoir choisir vos clients. Vous êtes libre de choisir une mission, et même de l’interrompre si vous ne la sentez pas, ne l’oubliez pas !

Soyez le meilleur expert

La valeur ajoutée d’un freelance par rapport à un salarié en CDI, c’est aussi pour l’entreprise d’avoir accès à l’expérience de ses missions passées.

Souvent, les startups cherchent L’expert dans son domaine, notamment lorsqu’il s’agit d’une mission de courte durée. Pensez à valoriser et partager vos expériences, qui sont autant de raisons pour lesquelles une startup choisira de collaborer avec vous !

Créez une communauté autour de vous

L’une des premières sources d’embauche pour les freelances est le bouche-à-oreille. Construire un réseau qui peut vous recommander est donc incontournable.

La socialisation est également un élément très important : vous n’avez pas celle d’un bureau, il faut aller la chercher ailleurs pour ne pas être seul dans votre coin. Certes, vous pouvez faire du networking pour trouver des clients, mais il est aussi intéressant d’échanger avec d’autres freelances, notamment qui font le même métier que vous, pour vous entraider et échanger des informations.

Des plateformes comme Malt organisent régulièrement des événements à destination des freelances pour faciliter ces rencontres.

2/ Startups, communiquez efficacement !

Parlez de votre recherche autour de vous

Vous voulez travailler avec un freelance mais vous ne savez pas par où commencer ? Parlez-en autour de vous ! La recommandation est la meilleure source d’embauche des freelances et vous permet également de débuter la relation plus en confiance grâce au retour d’expérience de votre réseau.

Soyez clair dans vos besoins

En amont de votre recherche, il est incontournable de bien identifier votre besoin et savoir pour quoi vous êtes prêt à payer.

Cela fonctionne comme un système d’enchères : l’important est de savoir le prix maximum que vous êtes prêt à payer pour ce service. La question à se poser étant : si je m’engage avec ce service, vais-je résoudre mon problème ?

Selon l’expérience de Steve, tout ce qui est très important n’a pas de prix, tout ce qui est moyennement important est toujours trop cher. 😉

D’où la nécessité d’être clair dès le début de sa recherche : en ai-je vraiment besoin ? Les process sont-ils clairs ? Est-ce bien cadré ?

Intégrez les freelances dans votre équipe

Qu’ils soient en télétravail ou au bureau, il est en tout cas important que le freelance ne soit pas considéré comme un “mercenaire” comme le dit Vincent, mais intégré dans l’équipe, au même titre que les salariés.

C’est le cas chez LiveMentor et Qonto : les freelances sont dans les adresses mail d’équipe et sont invités aux événements de l’entreprise. Cela permet d’assurer une vraie cohésion d’équipe globale et de valoriser les freelances de son équipe.

Ne misez pas tout sur les freelances

Alexandre et Steve mettent en garde contre un élément : il est très difficile de construire une équipe autour d’un freelance et de la faire croître. Cela revient à mettre la vie de son entreprise dans les mains de quelqu’un qui peut partir à tout moment.

Par ailleurs, la grille d’incentive n’est pas la même : il est compliqué de pouvoir leur donner des BSPCE par exemple, ce qui est assez injuste si le freelance concerné est un des piliers de l’entreprise et ne peut pas en bénéficier.

3 / Pour tous : soyez pédagogues !

Travaillez en confiance

Selon les startups, la culture du télétravail est plus ou moins diffuse. Chez LiveMentor par exemple, cela fait partie intégrante de l’ADN de la société : Alexandre ne sait jamais qui sera au bureau ou qui travaillera de l’autre bout de la France, voire du monde. Tandis que chez Qonto, la grande majorité des membres de l’équipes sont au bureau, à Paris, et même certains freelances avec qui nous collaborons.

De nombreux freelances travaillent cependant entièrement en télétravail. Il faut donc être souple dans ses règles, ce confort de pouvoir travailler de là où on veut étant l’une des bases de l’activité freelance.

Comme François le dit, le freelance sait qu’il sera jugé sur ses résultats et n’a donc aucun intérêt à ne pas réaliser sa mission selon le cadrage et le temps défini. Pour Laura, la confiance vient aussi du reporting qui est fait : des points réguliers pour entretenir la relation et assurer la communication.

Négociez sainement

La volonté de faire de bonnes affaires à tout prix n’est pas une bonne base pour une relation freelance-startup. Du côté du freelance, il y a un travail d’éducation important à faire auprès du client sur le prix à payer. Oui, c’est justifié de payer ce prix là, mais il faut être le professeur de son client et lui expliquer en détail ce que la prestation comporte.

Du freelance à la startup … il n’y a qu’un pas. Et inversement !

La liberté qu’on gagne en étant freelance est aussi une contrainte : il s’agit d’être chef d’entreprise et de vendre ses prestations en plus de faire son métier. Certains freelances décident donc de rejoindre des startups après leur expérience. Nous avons eu l’exemple chez Qonto : un développeur freelance qui était en télétravail et qui a décidé de venir en CDI chez nous.

“ C’est comme quand tu es dans une relation et que tu te maries.”

Steve Anavi, président de Qonto

L’inverse est aussi vrai bien entendu : François était CTO de Popchef avant de se lancer en freelance.

Le freelancing diffère selon chacun : une étape dans un parcours professionnel ou un choix définitif. Et vous, quelles sont vos expériences sur le sujet ?

Révolution Freelance en quelques mots : Depuis trop longtemps, les travailleurs indépendants sont laissés dans l’ombre et la colère gronde. Qontoa décidé d’insuffler le vent de la révolte et de s’allier aux forces rebelles les plus influentes (ECL DirectLiveMentorMaltMorning Coworking & Wemind). Ne manquez aucune bataille sur www.revolutionfreelance.fr !

Vous pouvez retrouver Qonto sur nos réseaux : FacebookTwitterLinkedin et Instagram.

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