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5 tips d’un investisseur pour réussir votre levée de fonds

Le 17 avril 2019 par Qonto
tips réussir votre levée de fonds

Cet article a été initialement publié sur Medium le 13 décembre 2017.

Il y a quelques semaines, nous avons accueilli notre board member Raffi Kamber, partner chez Alven, l’un des fonds français leader dans l’investissement startup en France (DrivyFrichtiCaptain Train ou Stripe par exemple) pour un meetup “Ask me anything”. Aucune question n’était tabou !

Difficile de vous résumer plus d’une heure d’échange en quelques lignes, mais voici les 5 points clés à retenir.

Equipe, idée, quel élément fait le plus de différence ?

Steve et Alexandre, les cofondateurs de Qonto, ont rencontré Raffi à un Startup Weekend. Ils devaient présenter leur concept 10 minutes plus tard et n’étaient pas du tout prêts. En plus de cela, leur idée était loin de convaincre Raffi. Et pourtant, Steve et Alexandre ont remporté le Startup Weekend, et surtout, Raffi — via Alven — a investi dans leurs deux entreprises !

Malgré cette idée de “Airbnb des centres commerciaux” qui ne l’avait pas du tout convaincu, il a été marqué par leur duo, par leur capacité de réflexion et d’exécution, et a donc suivi leurs avancées. Au moment où Steve et Alexandre ont cherché des fonds pour Smok.io, leur première entreprise, il les a assez naturellement accompagnés, avant de les suivre également pour Qonto.

Cela illustre bien ce que tous les investisseurs disent : l’équipe est le premier critère sur lequel les investisseurs font leur choix. Cela n’a absolument rien à voir avec l’affect, mais plutôt avec le fait qu’il y a un poids très fort lié à la personnalité des fondateurs dans tout investissement.

C’est un indicateur clé qui permet de se projeter sur la capacité de l’entreprise à s’exécuter, se financer et recruter. Attention donc à votre manière de communiquer et de présenter face aux investisseurs !

Comment réussir son premier pitch ?

Cela peut sembler évident, mais l’expérience de Raffi lui prouve le contraire : le B.A-BA est d’arriver préparé(e) au rendez-vous avec les investisseurs potentiels.

Cela signifie qu’il faut s’être renseigné(e) sur le fonds, ne serait-ce que via leur site internet, pour bien comprendre ses spécificités. Il est également important de chercher des informations sur le partner qui sera présent lors de la rencontre, sur le type d’entreprises qu’il a dans son portefeuille, etc. C’est un pré-requis pour assurer une discussion où les deux parties seront motivées !

Deuxièmement, ne JAMAIS essayer de cacher des choses. La transparence permet de construire la confiance, ce qui est nécessaire dans une relation investisseur — entrepreneur. Ce qui a été masqué finira par sortir à un moment ou à un autre et cela risque de créer des problèmes importants. Mieux vaut prendre le parti d’être 100% transparent dès le départ pour que les deux parties s’engagent en toute connaissance de cause.

Enfin, soyez mémorables ! Pas besoin de mise en scène farfelue, il suffit d’embarquer les investisseurs dans votre histoire, pour qu’ils s’identifient a minima à votre sujet et se souviennent de vous lors de leur prochain comité d’investissement.

Quel est le meilleur moment pour lever en amorçage ?

Difficile de répondre de façon absolue à cette question. Raffi pointe une évidence : le mauvais moment en tout cas est lorsqu’il ne reste que 3 mois de cash dans votre entreprise et que vous n’avez aucune bouée de secours.

Son conseil est de bien identifier les fonds d’amorçage et les business angels qui peuvent vous intéresser et de tester votre idée auprès de 5 d’entre eux. L’objectif est de voir si cela peut les intéresser au stade de développement où vous êtes, si ce n’est pas le cas de prendre leur feedback et de retourner les voir quelques mois plus tard.

Pas de crainte de se griller si vous ne faites pas un tour exhaustif des VCs de la place, et surtout si vous démontrez une véritable évolution entre la première rencontre et la suivante.

Comment raccourcir le temps entre le premier contact et la signature de la termsheet ?

On entend souvent qu’il peut s’écouler de longs mois entre le premier contact avec des investisseurs et la signature de la termsheet. Bien entendu, cela n’est pas systématique. Le deal que Raffi a signé le plus vite était en 48h par exemple — mais il connaissait le fondateur depuis 10 ans.

Il donne deux conseils pour accélérer le temps entre ces étapes :

  • Créer de la compétition. Quand d’autres investisseurs se mettent à regarder votre startup, les premiers sont forcés de garder un rythme de travail soutenu pour être dans le bon timing! 😉 C’est un bon moyen pour accélérer le processus. Cependant, ce n’est pas si simple de créer ces conditions !
  • Se faire connaître des VCs et entretenir la relation. Raffi conseille de créer une relation avec les investisseurs que l’on vise à terme et de l’entretenir. Quand il s’agira de lever des fonds, cela permettra d’aller plus vite.

Comment choisir le bon fonds d’investissement ?

Nous en venons au point primordial soulevé par Raffi lors de ce meetup : la due diligence n’est pas faite que pour les investisseurs ! Traduction : en tant qu’entrepreneur, vous devez autant vous renseigner sur vos investisseurs potentiels qu’ils le font sur vous.

Raffi observe que très peu d’entrepreneurs français ont ce réflexe. Or, accepter un fonds d’investissement dans votre board signifie que vous allez cohabiter pendant 5 à 7 ans environ. La bonne entente est donc un point clé de la réussite de cette relation investisseur — entrepreneur.

Chez Alven, Raffi oblige les entrepreneurs à appeler des entreprises de leur portefeuille pour qu’ils se renseignent, notamment pour savoir comment le partner réagit dans les moments difficiles. Cela permettra d’éviter les mauvaises surprises !

Et vous, quels seraient vos conseils pour les entrepreneurs qui cherchent à lever des fonds ?

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